mercredi 8 décembre 2010
Par Sans colorant ni conservateur le mercredi 8 décembre 2010, 22:43
Ne voulant pas biaiser l’avis du jury en faisant concourir à ma place mes
charmants bambins (mais gardant néanmoins l’idée de leur faire dessiner ce que
peut être “les archives”), je livre quelques heures avant la limite ma
contribution au jeu (mais quand des chocolats sont en jeu, il ne peut pas être
plus sérieux) lancé par le duo de charme d'Archivesonline.
Voici :
Comme vous l’aurez tous reconnu, il s’agit de la main de l’archiviste, qui,
placé sous les auspices du contrôle scientifique et technique (symbolisé
évidemment par la règle (de droit)) et de la conservation préventive
(identifiable par son seyant manteau de papier bulle), révèle les métadonnées
du fonds au reste du monde (le dossier ouvert étant là, comme de bien entendu,
pour évoquer justement cette vocation d’ouverture à tous les publics des
services d’archives).
samedi 4 décembre 2010
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 22:53 - glamwiki
Ne comptez pas sur moi, voyez le fil twitter #glamwiki, j'ai l'impression que
le moment clé fut une empoignade verbale autour du lecteur vidéo de l'INA et
son incompatibilité avec WP.
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 22:51 - glamwiki
Excellente remarque d'Andrea Zianni, qui résume bien des choses : Les
bibliothécaires (et les archivistes) sont obsédés par les métadonnées tout
comme les wikipédiens sont obsédés par les questions de droits.
Sinon c'est amusant de voir Gautier Poupeau en costume-cravate, quand on l'a
connu dans un autre contexte...
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 12:01 - glamwiki
Le régime de la réutilisation et ses difficultés d'articulation.
Pas de domaine public à l'état pur en France
Licence IP : certes, mais pour un périmètre restreint (remarque perfide de
l'archiviste : les dossiers d'audience y seront-ils soumis...?)
Un même document sous plusieurs licences non compatibles directement entre
elles.
Je repense à ces lecteurs, qui enquêtent sur leur historie familiale, parfois
dans des périodes troubles, et qui souhaitent "corriger" les documents les
concernant, car ils seraient "erronés"...
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 11:45 - glamwiki
Sujet : Le droit doit-il suivre les évolutions de la société ?
Vous avez deux heures...
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 11:35 - glamwiki
Creative Commons...
En théorie, domaine public = libre de droits
nouvelles enclosures : par intégration dans bases de données
paradoxe : versions numériques d'œuvres dans le domaine public n'y sont
pas
Ma voisine et moi regrettons que les réflexions juridiques sur les licences,
bien qu'importantes et intéressantes, prennent toujours comme point de départ
implicite l'œuvre d'art tombée dans le domaine public.
Quid des documents d'archives ? Pas de droit d'auteur, statut juridique
incertain (sans parler de réutilisation, franchement, qui en est propriétaire
?...), etc.
Evidemment, je conserve toujours des réserves quant à la possibilité libre
d'usage commercial : sans tenir compte de l'aspect financier, le pb rappelé
hier est celui des données nominatives (et en plus, les élus, en général, sont
frileux sur ce point, alors qu'ils n'ont rien contre la liberté (et la
gratuité) des réutilisations non-commerciales ou "justifiées" (scientifiques,
pédagogiques, patrimoniales, associatives...). Cela dit, ça ne concerne qu'une
partie des documents que nous conservons...
Réflexion en cours chez moi : quelle licence pour les instruments de recherche
> futures métadonnées en ligne > futures moissons OAI.
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 10:24 - glamwiki
La BnF découvre la correction collaborative... Même si je salue le prix reçu
ces derniers jours par mon confrère du Cantal, ça fait combien de temps que
l'indexation collaborative de textes manuscrits existent ? Et a-t-on besoin
d'une océrisation systématique ? Je suis surpris par ailleurs des chiffres : la
BnF n'accepte que les documents avec un taux d'erreur inférieur à 40 % ; quand
je pense que dans notre cahier des charges numérisation des instruments de
recherche, nous avions opté pour une exigence de qualité supérieure à 90 (je me
demande même si je n'avais pas tranché pour 99) %. Bon, ce n'est pas la même
quantité, certes...
Abordé aussi un point critique : la récupération des données de Wikisource vers
Gallica.
Par Sans colorant ni conservateur le samedi 4 décembre 2010, 10:00 - glamwiki
C'est reparti... présentation du partenariat BnF/WP
En passant : encore l'accent sur la nécessité pour WP d'avoir grâce aux
partenariats des contenus riches, ou pour mieux dire, des illustrations riches.
C'est peut-être un point sur lequel les archives sont en décalage : un document
écrit, sauf exceptionnel et/ou très bien contextualisé, c'est pas sexy.
vendredi 3 décembre 2010
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 22:15 - strange docs
Regarder le
Parrain est un bon moyen
de se replonger dans l’atmosphère médiévale, me disait un vieil ami
d’Oxford.
Sans m’engager dans une longue discussion sur l’anachronisme d’une telle
comparaison en général — non, les seigneurs n’étaient pas des brigands,
mais oui, ils étaient violents, mais non, la féodalité, ce n’était pas
l’anarchie — je voudrais plutôt ici porter l’attention sur un aspect méconnu de
cet écho féodo-mafieux : l’usage de l’écrit.
Cela peut apparaître paradoxal. On pense en effet aux entreprises criminelles
plutôt comme à des sociétés de l’oral — enfin, du silence. De même pour la
société seigneuriale, qui s’expose en gestes et en paroles plutôt qu’en écrit.
Et pourtant…
Les historiens des sociétés méridionales ont mis en exergue l’importance des
serments
écrits et des contrats “féodaux”, les
convenientiae.
Au point d’en faire un élément constitutif de la particularité de ces régions
méditerranéennes, et d’y lire justement la naissance, brusque et violente, de
la “féodalité”. En oubliant que des conventions, on en trouve aussi dans les
sources de la France du Nord ou de l’Angleterre, par exemple, et qu’opposer des
sociétés de l’écrit (parce que cultivant leur héritage “romain”) et des
sociétés du geste ou rituel est peut-être négliger l‘imbrication de ce qui se
dit, ce qui s’écrit, et ce qui se fait — et, point crucial pour le médiéviste
qui arrive mille ans plus tard, comment on le voit et comment on l’écrit.
Jetons un œil aux documents saisis par la police italienne lors de
l’arrestation du ‘parrain‘ Salvatore Lo Piccolo.
Tout d'abord, ce
code
de conduite, liste des droits et devoirs que ne renierait pas
Fulbert de Chartres
(bien que certains côté rappelleraient plutôt la milice sans malice de
Bernard).
Puis cette
liste-répartition
des territoires, sorte de
registre
d’un Philippe Auguste sicilien.
Ensuite viennent les explications sur le fonctionnement de l’organisation,
telle une
charte
d’(af)franchise communale.
Enfin, pour la fine bouche, considérons que la conservation de ces documents,
dans je ne sais quelle cache, malgré leur sensibilité, vaut bien
l’
archa médiévale... On ne dit pas, malheureusement, si le chirographe
était encore en usage. Flûte.
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 21:34 - glamwiki
Je ne dirais pas grand-chose de la dernière session de l'après-midi, que je
n'ai pu suivre jusqu'au bout du fait d'autres obligations professionnelles. La
suite, demain...
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 21:33 - glamwiki
La première intervention "toulousaine" est celle du webmestre (MàJ : non, du
conservateur Francis Duranthon, j'ai dû avoir une absence... et merci à ma
correctrice) du Museum.
Du point de vue du Museum, comme institution culturelle, le partenariat avec WP
s'inscrit dans deux enjeux : la conquête des non-publics, la co-construction
des savoirs.
Un moyen, ici : montrer ce qui n'est pas exposé (tiens, ça me rappelle la
grande vadrouille du Louvre et de Pompidou).
Un point à noter : l'exigence de la meilleure qualité de photo numérique
possible, 'professionnelle' autant que possible, pour que ce soit réellement
exploitable par le chercheur.
Le thème retenu a été la préhistoire (le Museum de Toulouse a ouvert en 1872 la
première galerie au monde dans un musée sur la préhistoire).
Bilan : environ 300 photos. Mais quelques difficultés en cours de chemin :
notamment sur la question de la qualité des prises de vue (on ne s'improvise
pas photographe), sur les surprises que réservent les réutilisations
incontrôlées.
L'enjeu de demain : les modélisations 3D...
Les Archives municipales présentent ensuite leur contribution au partenariat,
la numérisation du fonds Trutat, en insistant sur l'enjeu-clé des métadonnées.
Et en rappelant aussi qu'elles n'ont pas attendu WP pour numériser et mettre en
ligne...
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 15:53 - glamwiki
Mes notes sur la session de l'après-midi, très intéressante, sur le partenariat
entre Wikimedia France et Toulouse, sont un peu décousues, je ferais une
synthèse plus tard. Et je vais manquer une partie de la suite (autres
obligations imposent...)
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 12:58 - glamwiki
Un wikipédien en résidence au British Museum. Toujours la même idée : WP a
besoin de l'expertise, les institutions culturelles du 'global access'.
'The content in WP is more viewed than your own website'
Je ne suis pas un commentateur impartial : j'adore le BM, WP ou pas...
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 12:38 - glamwiki
Présentation d'OpenStreetMap. Noter les idées de projet de cartographie
historique. Mais le problème viendra, à mon sens, des difficultés à
géolocaliser les cartes anciennes (celles qui deviennent vraiment intéressantes
: sans remonter à la Hereford Map..., les plans terriers des
XVIIe-XVIIIe).
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 12:21 - glamwiki
Faudra que je m'habitue, je suis un acteur du 'GLAM-world'...
Les GLAMs (Galleries, Libraries, Archives, Museums) ont des points forts :
l'expertise (connaissance, préservation), la qualité de la médiation auprès du
public (local). Des points faibles aussi (une ombre plane...) : le marketing,
le monoculturalisme / monoliguisme, le décalage par rapport à l'âge numérique.
Cela dit, les présentations de partenariat donnent envie d'y aller. On verra
qui seront les premières AD wikicompatibles...
(Note en passant : l'avantage des colloques de geeks, c'est que les
présentations sont courtes, claires et dynamiques. Par contre il y a un côté
'nombriliste' à se refaire le match, en direct, sur twitter)
Cas intéressant : musée néerlandais sur les anciennes colonies d'Indonésie. Il
vaut mieux partager via wiki, que prévoir une restitution à la
coréenne...
Mot d'ordre que je ne renierais pas : le fun motive.
PS : oui, je sais, mes notes sont de plus en plus décousues, et sans avoir eu
l'intervenant sous les yeux, le lecteur n'y comprend plus rien. Prenons tout
ceci comme une expérimentation passagère...
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 11:59 - glamwiki
Les Archives fédérales débarquent !
Points critiques pour partenariat : la licence (wiki permet usage commercial,
ce à quoi rechignaient les archivistes, donc chasse aux images acceptables pour
passer en CC-BY-SA...) ; taille de l'image (que les Bundesarchiv ont limité à
800 pixels dans la dimension la plus grande, bizarrement).
Un des axes : 'Authority File Matching' - donc les métadonnées, encore et
toujours.
Revers de la médaille : trop de demandes auprès des Bundesarchiv, débordées, pb
revenus (pour cas hors CC ; mais moins que prévu, et puis sans affectation aux
BA), pb avec des images dont les droits n'étaient pas assurés.
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 11:38 - glamwiki
Projet, ancien (1946), d'une Enciclopedia Chilena, par bibliothèque
nationale.
Inachevée... (c'était prévu pour 1964, mais annulé en 1971).
Les dossiers (+3500 articles) sont redécouverts en 2003 (aux archives !), donc
projet de mise en ligne (notamment sur folklore).
Objectif : diffusion, formation de communautés avec objectif commun du partage
du savoir (c'est un leitmotiv ce matin : wiki et patrimoniaux partagent les
mêmes buts).
Projet-pilote sur wikisource. Notes scannées, océrisées. Aussi sur wikicommons
(pour l'accueil des versions images). Pas de suite pour le projet pilote, mais
Bibliothèque nationale, satisfaite de l'expérience, lance projet sur
anniversaire de l'indépendance, et corpus législatif ancien.
Intéressant : notes ajoutées au texte scannée, par experts, pour expliciter
contexte. C'est la valeur ajoutée que peuvent apporter les "professionnels",
archivistes, etc. - ce n'est pas en mettant en ligne, simplement, qu'on fait
avancer le schmilblick (remarque à lire à l'aune des débats franco-français
actuels, sur la réutilisation, ou la place du conservateur comme chercheur...
ou comme expert).
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 11:26 - glamwiki
Archives de la téléradio argentine, avec l'enjeu des droits...
Et aussi problème des supports audiovisuels à faire migrer (un autre de mes
prochains chantiers).
Double projet : diffuser ce que les archives de la télé conserve, mais aussi
encourager le public à faire de même.
Mais un problème : les droits d'auteur, copyright de 50 ans pour les programmes
audiovisuels.
Diffusion du premier programme radio argentin (1920).
Idem pour discours du président élu en 1983, parce que les documents concernant
la présidence sont dans le domaine public.
Illustration de la méthode suivie : rechercher les exceptions à la loi sur le
copyright.
La téléradio argentine a publié sous CC-BY-SA un coffret de DVD, il n'y aura
pas de pb de droits à terme.
Projets futurs pour inciter chaînes éducative et enfantine à "libérer" leurs
contenus.
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 11:12 - glamwiki
Suite de la matinée : partenariats dans "le reste du monde" (et en France
aussi, en fait).
Projet "MH" : ou comment les wikipédiens s'y prennent pour monter un projet, et
chercher des partenariats. Présentation pleine de petits dessins amusants (la
critique des diaporamas des intervenants est un des sujets récurrents sur le
fil twitter de la
journée). La base Mérimée à l'honneur... mais ce serait bien si elle
pouvait être corrigée (je simplifie outrageusement le propos). Au fond,
objectif d'une mutualisation, d'un retour des informations d'un côté et de
l'autre.
Je ne peux pas m'empêcher de penser quand même que, dans l'esprit de certains
participants, côté WP, l'un des sous-entendus de la journée rejoint, malgré
tout, et malgré une déférence (terme par défaut) vers le secteur patrimonial
(mais en raison d'une défiance, par principe, de ce qui vient de
l'administration), les propos d'Ory-Lavollée, sur le fait que les institutions
culturelles seules, sont incompétentes à gérer des bases de données en ligne.
(Note en passant : je trouve que le même Ory-Lavollée, dans son récent
entretien à la Gazette des communes, dresse le portrait-robot de l'archiviste
en voulant dessiner celui du 'manager' ès réutilisation).
Question (perfide) sur le copyright MCC des photos anciennes de la base
Mérimée, pour finir...
Par Sans colorant ni conservateur le vendredi 3 décembre 2010, 10:28 - glamwiki
La première session est consacrée à la présentation de la galaxie
Wiki(p/m)edia.
L'association Wikimedia France se présente d'abord... par la voix de sa jeune
présidente.
Puis Wikipedia et sa galaxie. Florence Devouard fait des clins d'œil
(involontaires ?) aux Eco-archivistes ex-cartophiles. Au fil de l'eau : “Les
livres, encyclopédies, documents archives sont des représentations figées,
biaisées ; (vs) le dynamisme, la variété des wikimédiens.
Les projets Wikimedia Foundation, présentés par le directeur adjoint, allemand,
en anglais, comme il se doit (je note en passant qu'il s'agit du premier
colloque depuis un certain temps auquel j'assiste 1) sans participer, et 2) où
la langue majoritaire est le français).
Retour sur le partenariat avec le BM. En passant, mention des impressions à la
demande de collections d'articles... dont un livre sur les espèces (animales),
révisé par un expert, "someone who knows what he's talking about". Curieuse
expression dans la bouche d'un wikipédien (je titille...). Mot-clé :
l'"experience" (en anglais dans le texte), offerte par les biens patrimoniaux,
vers le grand/jeune public, via Wikimedia.